Visite du lieu

L’accueil

Une tour en verre, visible depuis le portail d’entrée, désigne l’espace d’accueil principal du Channel, comme centre à partir duquel se pense et se déroule la vie du lieu. Une fois franchie la porte — vos biceps s’en rappelleront — c’est la billetterie qui apparaît d’abord puis l’espace de vie, autrement nommé le bistrot, depuis lequel il est possible d’accéder au restaurant, à la salle du Passager, ou encore par ascenseur à la tisanerie et aux bureaux.
Au centre de la salle, une cheminée invite à la chaleur des échanges et des discussions.
Bienvenue.

Le restaurant et le bistrot

Le bistrot, aménagé par La Machine, flirte avec plusieurs itinéraires possibles, parmi lesquels la billetterie, l’accès aux bureaux par ascenseur, la salle du restaurant, l’entrée du Passager, la cour… Le restaurant offre un contexte plus intimiste, en complémentarité avec celui du bistrot. Ces deux espaces constituent, comme la librairie, une richesse immense et indispensable pour la vie du Channel et son évolution. Nous avons confié leur gestion à l’équipe des grandes Tables, qui accomplit chaque jour la prouesse de s’adapter à la vie artistique et culturelle du lieu.

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La librairie

La librairie du Channel, dirigée par les éditions Actes Sud, est devenue un élément essentiel dans la vie du lieu. Elle nourrit le projet artistique et culturel dans sa globalité, elle s’en inspire et en épouse entièrement la cadence, tout en affirmant son identité propre bien au-delà des murs d’enceinte du Channel, sur le territoire du Calaisis.
La librairie dispose d’un large éventail de livres qui ne se restreignent pas aux seuls champs artistiques. Son usage est multiple : salon de lecture, lieu de rencontres et causeries, espace ouvert à tous dès le plus jeune âge, endroit de confidences littéraires… Il est incarné par la présence attentive, suave et délicate d’une fabuleuse équipe.

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La grande halle

Lorsque les abattoirs fonctionnaient encore, la grande halle servait à l’abattage, au découpage et au stockage des viandes. Le carrelage d’origine a subsisté, les colonnes métalliques, auparavant fondues dans l’architecture, soulignent maintenant la verticalité de l’espace. Une charpente de forme rectangulaire remplace la seconde partie du toit, offrant une hauteur de gril et des capacités techniques propices à l’accueil de nombreux spectacles. La grande halle est pourvue d’un gradin démontable de 480 places et s’est imposée dès son inauguration comme salle de spectacles principale. L’aspect industriel du lieu, le volume de l’espace, inspirent des rendez-vous multiples. La partie finale du bâtiment héberge les loges et le système de chauffage qui alimente les principaux espaces de vie.

Le Passager

Le Passager est le premier acte édifié sur le site selon nos propres désirs, à l’époque où la scène nationale n’avait pas de lieu attribué pour accueillir des spectacles. Sa construction fut confiée à l’équipe de François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine, et il fut inauguré le 21 janvier 2000. En 2006, lors de la transformation des anciens abattoirs en lieu de vie artistique, c’est encore La Machine qui réalisa l’aménagement intérieur de la salle, renouvelant ainsi l’élégance brute et sensuelle si appréciée du lieu, par un travail ouvragé du bois et du métal, notable sur le gradin, les rampes ou la régie. Le gradin offrait autrefois près de 200 places, il en compte environ 300 aujourd’hui. Depuis la cour, le Passager est identifiable par l’écran blanc qui souligne sa façade et regarde la petite salle de projection située dans le toit entrouvert à l’opposé.

Le belvédère

Belvédère vient de l’italien bello vedere, qui signifie littéralement beau voir. Point d’exclamation dans le paysage, il embrasse du regard la ville et ses environs, bien au-delà des frontières, lorsque le ciel est dégagé. Le belvédère conserve les traces de sa vie antérieure -un château d’eau- à travers le corset métallique qui l’entoure. Les artistes-constructeurs de La Machine, dirigés par François Delarozière, lui ont façonné une structure en acier corten, acier auto-patiné à corrosion superficielle, utilisé pour sa tonalité chromatique et sa résistance aux conditions atmosphériques. L’ascension est ponctuée de petits paliers où s’asseoir. Le belvédère est une minutie de 20 mètres de hauteur, 8000 boulons, 28 tonnes et 122 marches.

Le chapiteau

Imaginé par les architectes Patrick Bouchain et Loïc Julienne, le chapiteau culmine à 24 mètres de hauteur. Il se déploie généreusement dans la cour, comme le signe manifeste de notre enthousiasme pour les arts du cirque. L’ossature est faite de bois lamellé collé non raboté, et s’organise en un ballet de passerelles, coursives et escaliers, qui permettent l’accroche de matériel technique et d’accessoires de cirque. Bec ou ventre, c’est selon, une partie de la toile s’ouvre et se ferme en accordéon. L’espace au sol mesure 17 mètres de diamètre, il peut accueillir un gradin circulaire démontable, en bois, de 200 places, conçu tout spécialement.

Les quatre pavillons

Un bâti­­ment de briques parcou­­rait unifor­­mé­­ment l’aile gauche du site. Aujourd’­­hui déles­­tée du ton mono­­tone de l’uni­­forme, elle prend vie comme une parade d’ar­­chi­­tec­­ture en quatre mesures, quatre ossa­­tures en bois, de même consti­­tu­­tion conçues par l’ar­­chi­­tecte Patrick Bouchain. L’ha­­bit diffère mani­­fes­­te­­ment, il fut confié à des équipes singu­­lières, hôtes de chan­­tier dont se nour­­rissent volon­­tiers les travaux de l’ar­­chi­­tecte.

 

PavPlant

Pavillon des plantes
L’ha­­billage de celui-ci fut confié à l’ar­­tiste-bota­­niste Liliana Motta. Il a été revisité, depuis la fin de l’année 2014, par La fabbrika et le couple de plasticiens Elke & Bruno afin d’y faire prospérer autrement les espèces végétales. Comme les autres, l’os­­sa­­ture du pavillon des plantes intègre le mur d’en­­ceinte origi­­nel, appa­rent à l’in­­té­­rieur dans son état brut. La char­­pente s’élève volon­­tai­­re­­ment en écho aux maisons Castor visibles sur l’ave­­nue de Verdun.

Cet espace invite à la program­­ma­­tion de petites formes artis­­tiques ainsi qu’au dérou­­le­­ment des ateliers du Chan­­nel.

 

PavLet1

Pavillon de lettres
La tenue déto­­nante du pavillon de lettres est l’oeuvre de Joël Ducor­­roy, artiste-plaque­­ti­­tien qui pratique exclu­­si­­ve­­ment l’art des plaques miné­­ra­­lo­­giques et mots pres­­sés. Au total, 6500 mots sont accrochés, dont une partie fut choisie par les habitants d’ici et d’ailleurs qui ont souhaité se prêter au jeu. C’était en septembre 2006, pendant les derniers Jours de fête. 2500 mots ont ainsi été pres­­sés, qui forment la rumeur de milliers de voix, le tissu compo­­site à travers lequel tramer notre exis­­tence.
Ce pavillon est destiné aux petites formes artis­­tiques et aux ateliers du Chan­­nel.

 

PavMono

Pavillon mono­­lithe
Des étudiants de l’école natio­­nale supé­­rieure d’ar­­chi­­tec­­ture et de paysage de Lille ont réalisé la peau du pavillon présent. Diana Alva­­rez, Marie Blan­­ckaert, Ronan Le Hyaric, Stéphane Simon et leur profes­­seur Philippe Louguet ont mené un projet écono­­mique et écolo­­gique, entiè­­re­­ment recy­­clable. Réalisé en tôle ondu­­lée, noire et trans­­lu­­cide, le pavillon ne laisse aucune forme en saillie. Les débor­­de­­ments ont été réin­­ves­­tis dans le bâti­­ment même. À l’in­­té­­rieur, le mono­­lithe est isolé par du bâti­­plume, mélange expé­­ri­­men­­tal de plumes d’oies et de poules compac­­tées, récu­­pé­­rées dans des abat­­toirs.
Cet espace est dédié au range­­ment du maté­­riel tech­­nique.

 

Pavillon

Pavillon de la plage
C’est le seul qui ait été entièrement réalisé par l’équipe d’ar­­chi­­tectes Cons­­truire de Patrick Bouchain et Loïc Julienne. Il a été pensé en signe d’adresse aux chalets de plage, si caractéristiques de notre littoral, et se projette, en quelque sorte, comme le signe de leur célé­­bra­­tion.
Ce pavillon est un ate­­lier de construc­­tion.

 

La tisanerie

Espace de travail où prendre le thé et le café, lieu de réunions et rendez-vous, cuisine, salle de repos ou refuge de nombreux lycéens, la tisanerie est un espace de vie quotidien et un lieu de croisement où se mêlent toutes sortes de présences et de conversations. Elle est structurée autour d’un îlot central caractéristique du travail ornemental de la compagnie La Machine, dirigée par François Delarozière, qui a qualifié de son empreinte les principaux espaces de vie du Channel.
La tisanerie se prolonge à l’air libre par une terrasse, scène exaltante depuis laquelle prendre part à la vie du site et profiter, éventuellement, du soleil calaisien.

Le gîte

Lieu de séjour ouvert à l’accueil des artistes et autres invités du Channel, il nous arrive parfois d’y glisser des rendez-vous artistiques qui requièrent une certaine intimité.
Six chambres à coucher et un studio sont disponibles, ils remplacent en partie nos anciens bureaux autrefois réunis au premier étage. Le rez-de-chaussée est habité par André, qui veille ainsi sur les lieux tout au long de l’année.

Les bureaux

Les bureaux étaient autrefois situés à l’entrée du site, dans l’actuel gîte. Ils sont désormais installés dans l’ancien fenil des abattoirs, large espace qui inscrit notre présence au coeur de la vie du site.
L’accès principal se fait depuis la tisanerie par une poignée de porte en corne de boeuf. La charpente d’origine a été conservée.
Des ouvertures –fenêtres en saillie sur la toiture que l’on appelle chiens-assis- ont été pratiquées de chaque côté du bâtiment sur toute sa longueur.
L’espace de travail est ainsi inondé de lumière naturelle. La plateforme unique sur laquelle nous travaillons favorise une circulation libre des idées et des informations, tout en permettant à chacun d’organiser son propre retranchement.